Publié le 16 septembre 2026
Le premier chiffre est le retard de paiement moyen des TPE de 1 à 9 salariés. Le second, celui des sociétés de plus de 1 000 salariés. Huit jours d'écart, au détriment des plus petites.
C'est ce que montre l'étude Altares Dun & Bradstreet France sur les comportements de paiement au 1er semestre 2026, publiée le 15 septembre. La France s'améliore : 12,3 jours de retard en moyenne, contre 14,1 un an plus tôt. Mais le redressement est porté par les TPE et les PME. Les grandes structures, écrit Altares, continuent de « reporter une partie de la pression financière sur leurs fournisseurs ».
Ces huit jours ont une traduction très concrète en matière de droit des entreprises en difficultés.
Pour rappel (ou pour information), la cessation des paiements est l'impossibilité de faire face au passif exigible avec l'actif disponible .
Tout tient dans le mot « disponible ». Hors la possibilité de faire financer (mobiliser) une facture émise sur un grand compte, ce n’est pas un actif disponible. Une facture échue et impayée à son terme encore moins.
Seul compte ce qui est réalisable immédiatement (essentiellement la trésorerie). En face, la dette fournisseur ou publique est du passif exigible dès l'échéance, sauf moratoire exprès.
La grande entreprise règle avec 19,6 jours de retard. Son fournisseur de six salariés paie les siens à 11,7 jours.
Conséquence pour la TPE, une créance non disponible mais un passif exigible.
L'entreprise peut être rentable, avec un carnet de commandes plein. Elle est pourtant en cessation des paiements.